Un parti pris déroutant pour ce 48ème single, premier de la 10ème génération et premier sans Takahashi Ai. Un résultat qui déplait à beaucoup d’entre vous. Cependant un single en cohérence avec le tournant qu’a pris le groupe.
Ca n’aura échappé à personne les Morning Musume sont dans une phase de transition depuis quelques temps et commence à se dessiner le nouveau visage du groupe. Un nouveau visage qui fait peur à beaucoup.
Alors que les pédobears se réjouissent de voir la moyenne d’âge chutter, les fans qui appréciaient le groupe aussi pour sa maturité sont un peu déboussolés par cette cure de jouvence. Imaginez celui pour qui les Momusu c’était "Memory Seishun no Hikari" ou "Nanchatte Renai" et qui tombe sur "PyocoPyoco Ultra"...

Ce qui dérange les gens c’est peut-être cette bande de rases-moquette qui à intégré le groupe dernièrement plus que le style de ce dernier single.
Qu’on se le dise les Morning Musume ont changé. Oui le groupe n’est plus ce qu’il était, il sera très bientôt composé à 72,73% (j’ai arrondi hein, au centième près) de gamines (rien de péjoratif dans ce mot) qui ont au plus un an de présence dans la formation.
Pour ce qui est des 27,27% restants...

...sans commentaire.
D’aucuns diront que le groupe a déjà connu l’intégration de jeunettes, qu’il a aussi fait des singles "genki kawaii prout prout" par le passé, sans pour autant s’interdire d’autres styles ou perdre en intérêt.
J’en convient, mais c’est a mon sens aujourd’hui plus qu’un passage kawaii. Le kawaii, c’est ce qui s’exhale de la formation actuelle, son empreinte. Quand je pense Takahashi, je pense "classe". Quand je pense Ikuta, je pense "kawaii".
Attention mon propos n’est pas de dire que les "emo-Musume" c’est fini. Absolument pas. Tout comme les vieilles ont jadis pu se déchainer sur "Koko ni Iruzee !", les castors juniors vont pouvoir déprimer sur leurs prochains titres. Ce qui sera d’ailleurs intéressant à voir.

Ce que je veux dire c’est que l’aura du groupe n’est plus la même. Mais ce n’est pas la première fois que cette aura change. Le changement est inscrit dans l’ADN même du groupe. Changement de membres, d’image, de sonorité. Les Morning Musume ne sont pas mortes, elles muent. Après vous aimez ou pas sa nouvelle peau, ça vous regarde.
Pour ce qui est de la chanson en elle-même, c’est léger et joyeux, le but n’est pas de nous impressionner mais bien de nous coller le sourire.
La chorée,... hum la chorée... ? On va dire qu’après la danse des canards voici la danse des canaris. C’est du pure n’importe quoi, des mouvements chelous, un délire total. Délire que j’adore.

La chanson, les tenues et la danse font partie d’un trip auquel on adhère ou pas. En revanche ce qui ne passe pas, même après avoir fumé la moquette du salon, c’est les effets visuels.

C’est mal pensé, résultat c’est mal foutu et ça n’apporte pas grand chose au clip.
En définitive PyocoPyoco Ultra est une surprise, bonne ou mauvaise, s’inscrivant dans la continuité de "Maji Desu ka SUKA !" et "Kare to Isshoni Omise ga Shitai".
Un bon single selon moi, qui ne devrait pas très ien se vendre surtout compte tenue du peu de promotion TV annoncée à ce jours.
PyocoPyoco Ultra dans les bacs de l’archipel nippon le 25 janvier.
Laissez vous tenter.
